Actualités & Publications

Communiqué - 07/03/2018

La part des femmes dans les organes de gouvernance et les structures de direction reste médiocre en Europe (moins de 20%) et encore plus limitée dans le reste du monde

Vigeo Eiris passe en revue la part des femmes dans la gouvernance de près de 4000 entreprises cotées dans le monde

Promouvoir la parité est une responsabilité sociale des entreprises. Elle implique la prévention des discriminations et des mesures actives de protection et de promotion des femmes, pas seulement dans le recrutement, les rémunérations, les conditions de travail, l’accès à la formation, aux avantages sociaux, mais aussi aux fonctions de direction, et aux instances de gouvernance.

Ces principes sont consacrés et rendus opposables aux entreprises – quels que soient leur taille, leur secteur et leur lieu d’activité -, par les conventions de l’ONU et de l’OIT , ainsi que par les principes directeurs de l’OCDE, et les objectifs de développement durable de l’ONU, notamment l’objectif n°5 sur l’égalité des sexes. Ce principe est de même affirmé par les codes de gouvernance d’entreprises de plusieurs pays qui, à défaut de parité, fixent des quotas de femmes dans les Boards (Conseils d’Administration / de Surveillance).

Vigeo Eiris questionne les entreprises sur les termes de leurs engagements et les dispositifs qu’elles mettent en place pour assurer la non-discrimination et promouvoir l’égalité.

La notation porte sur la visibilité, l’exhaustivité, la précision, et le portage des engagements, puis sur les processus et les moyens dédiés à leur réalisation, et sur les indicateurs de résultats. L’objectif de la notation est de mesurer le degré auquel les entreprises et les équipes qui les dirigent entendent intégrer à leur stratégie et leurs opérations des règles claires de prévention des discriminations à l’égard des femmes, et à viser l’égalité des droits et la parité entre les deux sexes dans l’exercice des fonctions de direction, dans la gouvernance, les revenus, les conditions de travail, et les relations professionnelles.

Si le thème de l’égalité entre les sexes a beaucoup gagné en termes de visibilité parmi les engagements affichés par les entreprises dans leurs codes de conduite, dans les faits les inégalités demeurent prégnantes et l’information reste limitée sur les mesures concrètes destinées à les réduire. Le thème de l’égalité entre les sexes relève encore davantage, dans de nombreux cas, du gender-washing que d’un exercice concret de responsabilité sociale.

Ce document est un focus issu de la notation par Vigeo Eiris de plus de 3 800 entreprises cotées dans le monde, sur la période 2014-2017. Il porte sur l’accès des femmes aux conseils d’administration et aux fonctions dirigeantes, dans 60 pays et 41 secteurs d’activité. Le constat clé est que, à l’échelle mondiale, avec moins de 20% de femmes parmi les structures dirigeantes, les entreprises et leur gouvernance restent encore une affaire d’hommes. Les principes de non-discrimination et de promotion de l’égalité avancent lentement, principalement en Europe et en Amérique du Nord. Ce progrès reste marginal dans le reste du monde.

Pour lire la suite, les principaux constats de l’étude Vigeo Eiris et accéder à la liste  des entreprises où les conseils d’administration et/ou de surveillance comptent la proportion la plus élevée de femmes, télécharger le document ci-dessous

 

En téléchargement :
icon-download-34x36 20180307_CP_Part_des_femmes_ds_la_gouvernance_FR
icon-download-34x36 Synthèse en français de l'étude - Representativité des femmes
icon-download-34x36 Gender diversity in corporate senior managment
Thèmes : Egalité professionnelle, Gouvernance, Monde