Actualités & Publications

Actualité Corporate - 17/06/2013

Lobbying et corruption : le Conseil de l’Europe attire l’attention des États sur leurs parlementaires et magistrats

Jeudi 13 juin 2013, à l'occasion de la publication de son rapport annuel ce jour, le Groupe d'États contre la corruption (Greco) du Conseil de l'Europe demande aux États européens de renforcer la capacité juridique et institutionnelle de leurs parlementaires, de leurs juges et de leurs procureurs à "prévenir et combattre sans équivoque la corruption dans leurs propres rangs."

lobbying-et-corruption-le-conseil-de-leurope-attire-lattention-des-etats-sur-leurs-parlementaires-et-magistrats

Les effets corrosifs d’une véritable maladie

Le GRECO a conclu à la nécessité pour ces trois groupes professionnels « de mieux intégrer la prévention de la corruption dans leurs agendas et d’élaborer de manière proactive des codes de conduite précis et transparents, étayés par des mécanismes crédibles de surveillance et de sanctions », explique un communiqué.

« Les affaires de corruption impliquant des parlementaires, des juges et des procureurs ont un effet désastreux sur la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques. Les citoyens dépendent de ces professionnels pour combattre la corruption où qu’elle se trouve, et ceux-ci doivent donc donner également l’exemple. S’ils tolèrent des agissements corrompus dans leurs propres rangs, leurs effets corrosifs se propagent telle une maladie », a déclaré à cette occasion Thorbjørn Jagland, le secrétaire général du Conseil de l’Europe.

Promouvoir une culture de l’intégrité

« Tout comme les gouvernements, les parlementaires et les instances dirigeantes dont dépendent les juges et les procureurs se doivent d’agir avec détermination pour instiller, maintenir et promouvoir une culture de l’intégrité. Ils doivent agir rapidement quand des comportements outrepassent les limites acceptables », a ajouté le secrétaire général.

En 2012, le GRECO avait lancé son dernier cycle d’évaluation, le quatrième, pour évaluer comment les États traitent, s’agissant des parlementaires, des juges et procureurs, « les problèmes tels que les conflits d’intérêts, les déclarations de patrimoine et d’intérêts, les cadeaux, le lobbying, la transparence des processus politiques et l’implication dans d’autres activités professionnelles », précise le communiqué.

Le Groupe d’États contre la Corruption (GRECO) est un organe du Conseil de l’Europe qui vise à améliorer la capacité de ses membres à lutter contre la corruption en assurant le suivi de leur conformité avec les normes de lutte contre la corruption. Il aide les États à recenser les défaillances des politiques nationales de lutte contre la corruption, en incitant à mener les réformes législatives, institutionnelles et pratiques qui s’imposent. Il réunit actuellement 48 États européens et les États-Unis d’Amérique.

Thèmes : ESG, Europe