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Actualité Corporate - 19/06/2012

La notation de la responsabilité sociale éclaire-t-elle la performance financière des entreprises ?

C’est sur ce thème que trois chercheurs français du CERAG(1) ont été récompensés lors de la 11ème Conférence Internationale de Gouvernance qui s’est déroulée à Lyon les 24 et 25 mai, par l’Association Académique Internationale de Gouvernance (AAIG) pour leurs travaux sur les dimensions de la responsabilité sociale qui comptent pour les opérateurs financiers.

Logo CERAG, Partenariat Vigeo Eiris

 

Le Prix a été remis à Isabelle Girerd-Potin (2), Sonia Jimenez-Garcès (3) et Pascal Louvet (2) du CERAG pour leur article intitulé « Which dimensions of social responsibility concern financial investors? »* (à quelles dimensions de la responsabilité sociale s’intéressent les investisseurs ?).

Ce prix a été décerné par les organisateurs de la conférence, Pierre-Yves Gomez et Peter Wirtz et par la chaire de recherche « Alter-Gouvernance » représentée par Xavier Hollandts.

Cette recherche s’est appuyée sur les notations et les analyses de Vigeo dont le CERAG est partenaire depuis 2004.

Elle porte sur les liens entre performances en responsabilité sociale, rentabilité des placements financiers et  coût de financement des entreprises. Cette recherche s’appuie sur un échantillon de 816 entreprises, notées par Vigeo entre décembre 2003 et décembre 2010.

Elle met en évidence trois dimensions des engagements des entreprises à l’égard de leurs parties prenantes :

  • les  parties prenantes « directes non financières » (ressources humaines, clients et fournisseurs, droits humains),
  • les parties prenantes « indirectes » (environnement et société civile),
  • et les parties prenantes « financières » (qualité de la gouvernance).

Les auteurs mettent en évidence que les investisseurs exigent une rentabilité significativement supérieure des entreprises à l’égard desquelles les niveaux d’assurances exprimés par Vigeo sont faibles, comparativement aux entreprises dont les performances en responsabilité sociale sont plus probantes.

Si ce phénomène s’observe à partir des scores attribués par Vigeo sur les trois dimensions de la responsabilité sociale identifiées par les chercheurs du CERAG, la prime de risque ajoutent-ils, est clairement plus élevée quand il s’agit de sanctionner les contre-performances à l’égard des parties prenantes directes (capital humain, droits humains, clients, fournisseurs, clients et éthique de marché).

Cette dimension est évaluée par Vigeo sur une quinzaine de critères portant sur le respect des droits de l’homme sur les lieux de travail et dans la société au sens large, la liberté syndicale et la négociation collective, la non-discrimination et la promotion de l’égalité, la gestion responsable des restructurations, l’amélioration continue des conditions d’emploi et de travail, le respect des droits et des intérêts des clients, la prévention des dumpings sociaux et environnementaux dans la chaîne d’approvisionnement et les achats, et la prévention de la corruption.

 

(1)CERAG : Centre d’Études et de Recherches Appliquées à la Gestion de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble
(2)Isabelle Girerd-Potin et Pascal Louvet sont tous deux professeurs de Finance à l’IAE de Grenoble et chercheurs au laboratoire CERAG
(3) Sonia Jimenez-Garcès est professeur de Finance à l’Université Lumière Lyon 2 et chercheur au laboratoire CoActiS
* L’étude n’est disponible qu’en anglais.

 

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Thèmes : Monde, Notation